TROPHÉE SANTÉ : VICTOIRE DU TRIATHLON 52 A 83 !

Bertrand a 38 ans. Il me consulte pour une visite d’aptitude au triathlon. Je le connais bien, je l’ai suivi pour de nombreuses blessures. Je prends de ses nouvelles :

Le doc : Alors, Bertrand. Comment allez-vous ? Nous ne nous sommes pas vus de l’année. Vous avez fait des marathons ? Où en sont vos périostites et vos tendinites ?

Bertrand : J’ai suivi vos conseils. J’ai varié mes activités pour limiter le surmenage de mon appareil locomoteur. J’ai fait pas mal de sorties longues à vélo, j’ai programmé les séances de récupération active en piscine. J’ai même pris des cours de natation. Très vite je me suis pris au jeu ! J’ai fait quelques courses et surtout je me suis mis au triathlon ! Du coup, je n’ai pas été blessé !

Le doc : Super ! C’est vrai, nous en avions parlé. Diversifier les disciplines, c’est parfait pour « multiplier les bénéfices et diviser les risques ! ». Vous l’avez compris le vélo est peu traumatisant, il ne produit ni impact articulaire, ni freinage musculotendineux ! On peut pédaler longtemps, vider ses stocks de sucres, apprendre à consommer ses graisses, sans malmener son appareil locomoteur. Ces qualités énergétiques seront utiles en course à pied, on parle d’«­effet de transfert ».

Bertrand : J’ai bien senti aussi l’intérêt de la natation. Le travail des bras me manquait. Horizontaliser son corps dans l’eau, optimiser sa glisse, c’est un véritable exercice de gainage ! J’ai rapidement mieux stabilisé mon buste en courant ­! Je n’avais plus mal au dos !

Le doc : Votre expérience est confirmée par les études récentes ! On se blesse beaucoup moins en triathlon qu’au marathon ! Au trophée de la santé, le triathlon est victorieux «­52 à 83­» ! En effet, 83­% des coureurs de fond se blessent dans l’année contre 52 % des adeptes du triple effort ! Sans compter que 75­% d’entre eux continuent à s’entraîner en pratiquant une ou deux disciplines !

PAR LE DOCTEUR STÉPHANE CASCUA, MÉDECIN DU SPORT

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