AURÉLIA TRUEL – ATHLÈTE PLURIDISCIPLINAIRE

Du cross au trail, du 10 km aux ultras, Aurélia TRUEL a su se diversifier, écouter ses envies et s’adapter. Athlète pluridisciplinaires, elle est un porte-parole idéal pour l’ensemble du monde de la course à pied. La marque Mizuno® a vu juste en la faisant signer, SantéSportMagazine en lui ouvrant ses pages.

PROPOS RECUEILLIS PAR GAËTAN LEFÈVRE

 Aurelia TRUEL - SanteSportMagazine 28

Aurélia TRUEL a commencé l’athlétisme à l’âge de 8 ans. Quelques années après, elle participait à ses premières compétitions en courte distance. Trente années plus tard, à 38 ans, elle est devenue vice championne du monde de trail.

Vous touchez à tout. Ou plutôt, vous courez sur tout. Du bitume au cross. Du 10 km aux ultras. D’où vient cette polyvalence ?

Depuis trente ans, je cours. J’ai aussi un peu joué au handball lorsque j’étais jeune. Ma polyvalence est venue avec l’âge. Plus on prend de l’âge et plus on allonge les distances. Je ne me suis pas mise au trail immédiatement car, en région parisienne, ce n’est pas facile de pratiquer. Mais comme je passe toutes mes vacances en montagne et que j’adore la nature, cette discipline s’est imposée à oi. Je pratique, cependant, toujours des courses sur route et des cross. J’en ai besoin. Il est important de continuer à travailler sa vitesse même pour les pratiquants de trail. Lorsque l’on est devant, les coureurs vont vite. On est obligé d’entretenir sa vitesse maximale d’aérobie (VMA). L’inverse est aussi vrai. La préparation en trail est longue, avec des côtes, des sorties à vélo, etc. Elle permet de gagner en puissance. On est aussi obligé de se renforcer musculairement, notamment pour enchaîner les descentes.

Comment concilier performance sur route et en trail ?

Bonne question ! C’est compliqué. En ce moment, la saison de cross a commencé. Je m’entraîne donc principalement dans ce but. Cependant, je fais aussi des sorties longues. J’alterne, comme si je faisais du fartlek. Mes résultats en cross ne sont pas top. Au niveau France, les filles vont trop vite. Il faudrait que je privilégie le travail de vitesse. Mais aujourd’hui, je veux courir des trails. Je trouve ces courses plus ludiques.

Aurelia TRUEL 2 - SanteSportMagazine 28

Certaines disciplines de la course à pied sont-elles plus traumatisantes pour le corps et la santé que d’autres ?

En trail, les descentes font très mal. À la longue, les articulations souffrent. Mais personnellement, j’ai arrêté la piste car j’avais mal au dos. J’ai notamment eu une sciatique. Les foulées étaient trop longues pour ma petite taille et l’on tourne toujours dans le même sens. Avec le trail, j’ai pu réduire ma foulée et je me suis obligée à travailler le renforcement musculaire. Dans ces deux sports, le problème est que la préparation physique générale (PPG) est souvent oubliée ou délaissée par manque de temps. Ajouter une séance de renforcement musculaire par semaine prend du temps. Même moi qui ai des objectifs de classement, j’ai du mal à trouver le temps pour la PPG. Et en plus, je ne trouve pas cela marrant.

Votre alimentation a aussi évolué avec les disciplines ?

Oui. Il y a une grosse différence dans les courses longue distance car après 1h15, si l’on ne consomme pas, on n’avance plus. On n’a plus de carburant. Et ce n’est pas toujours facile de trouver l’alimentation ou l’hydratation qui convient pendant une course. Aujourd’hui, je travaille avec Nutratlétic®. Je suis contente car cette marque m’aide beaucoup à choisir les bons produits. Certaines personnes peuvent manger n’importe quoi. Moi, je peux courir un trail de 7h avec juste de la boisson énergisante. Je ne mange pas beaucoup.

Vous avez eu une année 2012 compliquée. Que s’est-il passé ?

En 2011, j’ai eu une grosse saison de trail avec le challenge FFA, les championnats du monde en juillet et les Templiers en octobre. Toutes les courses enchaînées en une année ont énormément sollicité mon corps. Lors des trails, on perd beaucoup de jus ; si l’on y ajoute les descentes et la course sur route qui cassent les jambes, on a besoin de repos. J’ai donc décidé de faire une pause. D’avoir une année 2012 un peu plus soft. Je n’arrête, cependant, jamais complètement. Je participe à de petites courses, je faisais des sorties à vélo ou j’allais à la piscine. Et lors d’un passage dans la boue en course à pied, je me suis blessé. Diagnostic : entorse de la cheville. Ma pause a donc été prolongée.

Comment êtes-vous devenue athlète Mizuno® ?

Je courais depuis longtemps avec des Mizuno Precision, et je portais régulièrement des vêtements de la marque. J’aime bien cette marque. En 2011, lorsque j’ai gagné l’EcoTrail de Paris®, des personnes de Mizuno® m’ont contacté. À l’époque, ils ne savaient pas trop s’ils voulaient un team trail. Il y a peu, je suis revenue vers eux. Depuis quelques semaines, je travaille avec Mizuno®. C’est le début ! Leur matériel est bon et je pense que la marque n’est pas assez connue de la masse des coureurs. En trail, il est important d’avoir des partenaires, de pouvoir faire confiance. Par exemple, en nutrition, cela aide à se fixer et à chercher si tel produit est autorisé ou non. Il s’agit d’un travail d’équipe.

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