NAGEUR : JOGGING OBLIGATOIRE

Anne est accompagnée de sa maman. Elle vient me voir pour sa visite d’aptitude à la natation en compétition. Elle a 16 ans. Elle est en première et bénéficie d’horaires aménagés. Elle s’entraîne tous les jours en fin d’après-midi soit douze à quinze heures par semaine ! Un classique pour côtoyer le niveau national !

Le doc : Dis-moi, Anne, fais-tu aussi un peu de footing ?

Anne : Non mais on fait de la « musculation à sec » très régulièrement, presque à chaque séance.

Le doc : C’est bien ! En plus d’accroître ta puissance musculaire et tes performances, le renforcement musculaire limite les douleurs dans les épaules et le dos, fréquentes chez les nageurs de haut niveau. Dans l’idéal, il serait bon que tu trottines trente minutes, au moins une fois par semaine. Ton entraîneur peut aussi intégrer de la corde à sauter aux sessions de préparation physique généralisée. Les études montrent que les nageurs de haut niveau ont des os moins denses que les sédentaires du même âge. Comme les astronautes dans leur station orbitale, tu passes de longues heures en apesanteur dans ta piscine, ton os en croissance a moins besoin de résister à ton poids ! Sa constitution est moins solide et tu augmentes ton risque de fracture, notamment après la ménopause ! Pour compenser, il te faut des impacts. La course à pied ou la corde à sauter provoque des fissures microscopiques au sein des travées osseuses. Comme un muscle victime de courbatures se reconstruit plus volumineux, ton os malmené par les foulées consolide plus épais. C’est la surcompensation ! Alors n’oublie pas d’entraîner tes os !

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport.

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