JOOP ZOETEMELK – TOUJOURS EN PISTE

Seize participations au Tour de France et vainqueur de la Grande Boucle en 1980, Joop ZOETEMELK fait partie des grands noms du monde du deux roues. Le « Hollandais du Tour de France » continue de pédaler et de se livrer au jeu des médias.

Propos recueillis par Gaëtan Lefevre

 Joop Zoetemelk toujours en piste - SanteSportMagazine Senior 9

Joop ZOETEMELK n’a pas perdu son goût pour le cyclisme. Il l’a prouvé en participant à l’édition 2013 de l’Anjou Vélo Vintage. SantéSportMagazine l’a rencontré à l’occasion de la présentation de l’édition 2014.

Pratiquez-vous encore un sport aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je fais un petit peu de vélo, l’été. Et surtout de la course à pied. J’ai participé à des marathons. J’ai couru celui de Paris en 2010 avec mon fils. Je peux courir un ou deux footing d’une heure par jour. Est-ce suffisant pour le marathon ? Je pense. Lorsque l’on peut courir une heure, on peut courir quatre heures. Je n’ai pas d’objectif. Je vis ma vie de sportif au jour le jour.

Pendant 16 ans, vous avez couru le Tour de France. Quel est le secret de cette longévité ?

Je pense que si l’on a envie de le faire, on peut le faire. Lorsque l’on a plus envie de vivre comme un sportif, d’aller à l’entraînement, de faire attention à son hygiène de vie, à ce que l’on met dans son assiette, etc. cela devient difficile. Mais tant que l’on a envie de s’entraîner, de participer à des compétitions, on peut durer longtemps.

Qu’entendez-vous par vivre comme un sportif ?

Ne pas faire la fête ! Ne pas trop boire, ni fumer. Avoir, finalement, une vie assez stricte. Moi, je m’imposais ces règles. Par exemple, je faisais attention à mon alimentation. Je mangeais de tout, de la viande, des pâtes, des céréales, mais je ne pas consommais pas trop de gras et tout ce qui va avec. C’est ce que l’on appelle « faire le métier ».

Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

Un peu oui. Je n’ai pas envie de grossir donc je fais attention (rire).

Joop Zoetemelk toujours en piste 2 - SanteSportMagazine Senior 9

Pourquoi participez-vous à Anjou Vélo Vintage ?

On m’a contacté et j’ai été curieux de voir cet événement. Personnellement, je ne pensais pas qu’il y avait encore des personnes qui possédaient des vélos d’il y a cent ans. Des gens passionnés par cela et tout ce qu’il va autour. On y trouve des brocantes, etc.

Oui, le monde du cyclisme comme le vélo à beaucoup changé. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur cela ?

Quelque part, le vélo reste toujours le vélo. Il y a toujours deux roues, un cadre et un guidon. Mais en réalité presque tout a changé. On cherche à gagner du poids sur tout, le vélo, les roues, le maillot. Les cyclistes sont aussi plus performants aujourd’hui. Ils sont mieux suivis. Les équipes sont bien mieux structurées. Elles ont leurs propres médecins. Avant, il n’y en avait pas. On ne devait pas avoir de problème. Pour récupérer, faire, on peut le faire. Lorsque l’on a plus envie de vivre comme un sportif, d’aller à l’entraînement, de faire attention à son hygiène de vie, à ce que l’on met dans son assiette, etc. cela devient difficile. Mais tant que l’on a envie de s’entraîner, de participer à des compétitions, on peut durer longtemps.

Qu’entendez-vous par vivre comme un sportif ?

Ne pas faire la fête ! Ne pas trop boire, ni fumer. Avoir, finalement, une vie assez stricte. Moi, je m’imposais ces règles. Par exemple, je faisais attention à mon alimentation. Je mangeais de tout, de la viande, des pâtes, des céréales, mais je ne pas consommais pas trop de gras et tout ce qui va avec. C’est ce que l’on appelle « faire le métier ».

Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

Un peu oui. Je n’ai pas envie de grossir donc je fais attention (rire). On essayait de prendre le plus de repos possible. Dès l’étape finie, je rentrais à l’hôtel, j’allais dans ma chambre et je ne bougeais plus. J’étudiais l’étape pour le lendemain. Je ressortais uniquement pour me faire masser et manger.

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PÉDALEZ RETRO

Le 28 et 29 juin 2014, à Saumur, a eu lieu la 4e édition de l’Anjou Vélo Vintage. Les amateurs de cyclisme retro se donnaient une nouvelle fois rendez-vous sur les bords de la Loire. L’Anjou Vélo Vintage propose depuis plusieurs années quatre randonnées ouvertes à tous ceux équipés de vieilles bicyclettes et vêtus rétro. 3 500 participants se sont baladés cette année entre les châteaux de la Loire, les vignobles et le centre historique de Saumur. Une fois les pieds sur terre, chacun a pu profiter des diverses animations : brocantes, expositions, gastronomies, spectacles de rue… et danser à la soirée guinguette. Ne loupez pas la prochaine édition !

ww.anjou-velo-vintage.com

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