Samuel Etienne – Équilibre et bien-être prime sur la compétition

Journaliste, présentateur de télévision et de radio, Samuel ETIENNE est aussi un grand sportif. Passionné de course à pied, il pratique aussi du triathlon. Sa philosophie de la recherche d’équilibre et de bien-être l’amène à ne jamais arrêté le sport, mais aussi à avoir une bonne hygiène de vie. Rencontre avec Samuel ETIENNE.

Propos recueillis par Gaëtan LEFEVRE. Crédit photos Christophe Angot.

 Samuel Etienne - SanteSportMagazine hors serie triathlon 2015

Depuis plus de 15 ans, Samuel ETIENNE pratique la course. 3h13 au marathon. Une participation au marathon des sables. Depuis quelques temps, le journaliste a diversifié sa pratique en participant à des triathlons.

Avez-vous toujours été sportif ?

Oui, un peu. Je pratique la course à pied depuis une quinzaine d’années. Mais j’ai toujours aimé courir. Lorsque j’étais adolescent, je faisais de l’escrime avec mon petit frère et des amis. Et je courais avec mes parents. Ce sont eux qui m’ont initié à la course et au cyclisme. Plus tard, un ami d’enfance a couru son premier marathon. Son ressenti a piqué ma curiosité. Je me suis donc entraîné et j’ai couru le mien. L’expérience a été très forte. Je suis, depuis, en constante recherche de cette sensation. Il y a aussi une approche familiale de la course à pied. Je cours avec mon frère, ma soeur et ma compagne. Aujourd’hui, je ne fais plus 3h13 au marathon. Je tourne plutôt autour de 3h40. Je vais m’entraîner cet été pour revenir à ce temps en septembre/octobre prochain au marathon de Berlin ou d’Amsterdam.

Comment en êtes-vous venu au triathlon ?

Par curiosité. Je m’entraînais beaucoup et je m’étais essayé à d’autres formats, plus longs, que le marathon. Un ami m’a suggéré d’essayer le triathlon. Je me suis alors dit que ce serait une manière de travailler l’endurance différemment. J’ai acheté un vélo et je me suis inscrit à la piscine. J’ai débuté par un format découverte. Cela m’a beaucoup plu. J’y ai trouvé un côté très ludique, notamment dans les enchaînements. Le triathlon me renvoie à mon enfance. Cela me rappelle les jeux de l’enfance. Il me permet aussi de m’entraîner différemment. De ne pas faire uniquement des sorties course à pied… et donc de moins me blesser. Je suis ensuite passé aux triathlons taille S. Puis, lors d’un triathlon à Quiberon, j’ai participé au format S avec mon entourage et j’ai enchainé, quelques heures après, sur le format M. Je suis assez lent en natation. Je sors toujours parmi les derniers. Je ne rattrape pas vraiment mon retard avec le vélo. Mais, heureusement, je ne suis pas mauvais en course à pied. Mon prochain tri sera un half Ironman en Bretagne, le 13 septembre.

Samuel Etienne 2 - SanteSportMagazine hors serie triathlon 2015

Combien de temps par semaine consacrez-vous au sport et à votre entraînement ?

Je fais minimum trois sorties par semaine. C’est mon minimum, lorsque j’ai peu de temps, que je ne veux pas perdre ma condition et pour ne pas être en manque. Sinon, je tourne autour de cinq séances par semaine. Au printemps, j’introduis une sortie en vélo et 1 ou 2 entraînements de natation. Mais c’est vraiment en course à pied que je prends le plus de plaisir. Pour des événements importants, je peux m’entraîner jusqu’à sept séances par semaine. Une sortie dure au minimum 1h, 1h15. En dessous, je trouve que les bénéfices sont minimes. Cela dépend, évidemment, si l’on travaille la vitesse ou l’endurance. Mes sorties longues peuvent durées 2h, 3h ou même plus. L’hiver, à l’inverse de nombreuses personnes, j’aime le confort de la salle que ce soit pour de la course à pied ou du vélo. J’essaie de ne pas être malade. Avec mon travail, je ne peux pas avoir la gorge nouée et la voix cassée. Je préfère donc me réfugier au chaud. À côté de ces séances d’entraînement, je ne pratique pas de musculation et jamais d’étirements. Cependant, je fais du gainage tous les matins. Ces exercices ont résolu mes problèmes de dos. Quelque soit ma charge d’entraînement, je fais toujours du gainage le matin.

Vous avez eu des problèmes de dos ? Que vous est-il arrivé ?

J’ai eu des sciatiques douloureuses qui m’ont empêché de courir pendant un an. Je ne devais pas voir de bonnes positions auxquels c’est ajouté un travail, toute la journée, derrière un bureau et la course à pied. Même à vélo, je ressentais une gêne. C’est dur de devoir s’arrêté de courir. J’ai donc remplacé la course par de la natation. Pour me soigner, j’ai dû retrouver une hygiène de vie, c’est-à-dire trouver une bonne manière de sortir du lit, de se tenir au bureau, de porter les objets, etc. Auquel j’ai rajouté du renforcement des abdominaux profonds.

Dans cette recherche d’une bonne hygiène de vie, avez-vous modifié aussi votre alimentation ?

Pas dans ce contexte particulier. Mais les sports d’endurance m’ont amené, sans le vouloir, à avoir une meilleure hygiène de vie. Je ne bois plus du tout d’alcool car il est difficile de se lever pour s’entraîner lorsque l’on a bu et que l’on s’est couché tard. Je ne fumais pas beaucoup, mais j’ai aussi complètement arrêté. Le sport est un outil efficace pour chasser une addiction sans douleur. En ce qui concerne l’alimentation, je mange comme un ado. J’aime énormément le chocolat et les bonbons. Heureusement, j’ai de grosses dépenses énergétiques. Je fais quand même attention à manger suffisamment de protéines et de légumes. Le sport, et principalement l’endurance, m’a amené à avoir une meilleure hygiène de vie.

Samuel Etienne 3 - SanteSportMagazine hors serie triathlon 2015

En dehors de ce problème de dos, avez-vous eu d’autres blessures ?

Non. Je fais extrêmement attention aux signes que peut m’envoyer mon corps. À l’inverse d’ami qui ont de meilleurs résultats que moi et continuent de courir et de s’entraîner lorsqu’ils ont des douleurs, moi je soulage. Je diminue alors la charge d’entraînement, ou je ralentis mon rythme pendant une course, jusqu’à marché s’il le faut. Lorsque l’on a peur de ne pas pouvoir faire de sport, on fait très attention. De plus, je ne suis pas un rapide. Je préfère finir la course. Je ne cours pas dans une logique de compétition. Si je fais moins bien que les autres, ou que mon dernier temps, ce n’est pas grave. Je suis plus dans une logique d’équilibre et de bien-être.

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