ECG

Anne accompagne Mathieu, son fils de 13 ans. Il pratique le tennis à bon niveau. Je dois réaliser sa visite médicale d’aptitude. J’effectue le protocole d’usage. Je lui pose des questions concernant son programme sportif, sa scolarité et son mode de vie. Je l’interroge sur d’éventuelles douleurs articulaires et j’examine son appareil locomoteur. Je recherche l’absence de signe évoquant un problème cardiaque : perte de connaissance, malaises, palpitations, douleurs dans la poitrine. Je prends sa tension, je mesure sa fréquence cardiaque et j’évalue sa récupération après 30 accroupissements. Enfin, je l’installe pour faire un ECG.

Mathieu : Oh Docteur ! À quoi servent tous ces fils électriques ? Ça va faire mal ?

Le doc : Non, aucune douleur ! Ton cœur est un muscle. Quand il se contracte, des minéraux traversent ses parois. Voilà qui provoque de minuscules décharges électriques… à peine quelques millièmes de volts. La machine les enregistre en regard de chaque pince et chaque petite poire qui sont autant d’électrodes. Ainsi, on obtient une description dans le temps et dans l’espace du fonctionnement de ton cœur. ECG signifie électrocardiogramme, comme « écriture de l’électricité du cœur ».

Anne : Et, à quoi ça sert chez un jeune ?

Le doc : Chez le senior on cherche une dégradation des tissus, souvent une obstruction partielle des artères du cœur. Chez le jeune, on cherche une anomalie cardiaque. Ce peut être une malformation ou une altération de la conduction électrique. Ces maladies sont parfois responsables de décès sur le terrain de sport ! Il faut les rechercher obsessionnellement ! C’est pourquoi, un ECG tous les deux ans est recommandé chez le compétiteur à partir de 12 ans.

PAR LE DOCTEUR STÉPHANE CASCUA, MÉDECIN DU SPORT.

 

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