Art and run

Vincent DOGNA est un coureur amateur un peu particulier. Il a réussi à se servir de sa passion pour la course à pied comme inspiration pour un autre de ses talents, la peinture. Euphorie, fatigue, dépassement de soi…, cet athlète du pinceau revisite la course à pied mais aussi d’autres sports comme le triathlon. SantéSportMagazine en a profité pour sortir une super couverture !

Par Gaëtan Lefèvre.

 

Très peu de coureurs ne connaissent pas Vincent DOGNA ou ses œuvres. Présent sur tous les villages, des 10 km aux marathons en passant par les trails et les courses longue distance, l’artiste expose ses toiles dans l’univers de la course à pied. Dans le monde du triathlon, Vincent est plus discret. Et pourtant, son seul tableau inspiré par ce sport mérite d’être connu. Vous l’avez découvert en prenant en main ce numéro hors-série triathlon de SantéSportMagazine. Dès l’âge de 15 ans, il est attiré par le dessin. Il prend de suite quelques « cours particuliers pour préparer les concours d’écoles d’art. Après trois ans d’études à l’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, puis deux ans aux métiers d’art du Hainaut en Belgique, [il] n’arrive pas vraiment à trouver sa voie ». L’art paie difficilement les factures. Et, pour vivre, Vincent s’oriente vers la création graphique et la maquette. Les pinceaux et crayons mis de côté, Vincent chausse les chaussures de running. Il commence la compétition peu avant de souffler ses trente bougies.

« En 2006, il se blesse et reste six mois sans pouvoir fouler l’asphalte. C’est alors qu’il ressort les pinceaux et peint ce qui lui manque le plus, la ligne bleue, cette ligne idéale tracée au sol qui vous guide sur 42,195 km ». Depuis, Vincent court après les tableaux et peint tout ce qui court. Dès 2009, il expose ses tableaux et trouve immédiatement son public, peu commun dans ce milieu, les sportifs. Cette même année, il réalise sa première exposition au ministère de la Jeunesse et des Sports. Son tableau « Blue Line » est sélectionné au Salon des Artistes français au Grand Palais. L’année suivante, il quitte son agence pour se consacrer à sa passion. Comme les grands sportifs, il aura même l’honneur d’un article d’une page dans le journal L’Équipe du 17 janvier 2014… puis dans de nombreux autres. À 52 ans, Vincent continue d’exposer et de courir. Aujourd’hui, SantéSportMagazine lui rend honneur et le remercie de nous offrir une si belle couverture.

www.artandrun.com

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