Dans les coulisses d’une branlée historique

Le 17 octobre 2015, l’équipe nationale de rugby, le XV de France, s’inclinait contre les intouchables All Blacks, 13 à 62. Une défaite… une « branlée » qui marqua la France de l’ovalie. L’entraîneur Philippe SAINT-ANDRÉ (PSA), ancien ailier et capitaine des Bleus, doit assumer une grande part de cet échec. Malgré un palmarès exceptionnel, son bilan à la tête de l’équipe nationale ne l’aide pas : 23 défaites en 45 matchs, trois fois quatrième et une fois dernier en quatre participations au Tournoi des Six Nations et surtout, une chute phénoménale au classement IRB, passant d’une troisième place avant sa prise de fonction à une huitième place au début de l’année 2016. Seul bouc émissaire, PSA aura injustement pris sur le dos l’ensemble d’un échec collectif. Si l’on ne peut nier sa part de responsabilité, des joueurs étaient sur le terrain, et le staff et la fédération se sont bien vite réfugiés derrière les critiques du sélectionneur et la passation de pouvoir à Guy NOVES. Face à cet échec, l’ex-sélectionneur a souhaité s’exprimer et s’expliquer. Dans l’ouvrage Devoir d’inventaire – Dans les coulisses d’une branlée historique, PSA se raconte. Jonglant entre sa coupe du monde en tant que joueur en 1995 et celle où il fut entraîneur en 2015, il apporte sa vision du rugby moderne et le compare, trop souvent, à sa participation au rugby post-professionnalisme. L’ex-entraîneur du XV de France se justifie et explique ses choix, ses sélections et ses échecs. Il raconte avoir fait tout ce qu’il pouvait, jusqu’à intervenir dans un hôtel. « […] il était plus de minuit. J’ai poussé une vibrante gueulante et fait chercher, illico, le patron […] Mes joueurs purent enfin tous dormir à poings fermés… » Est-ce que PSA cherche à s’excuser ? Si l’homme semble intéressant, son palmarès nous fait rêver… son livre manque de substance. SAINT-ANDRÉ évoque sa carrière comme il le ferait lors d’une troisième mi-temps. Moment que, en tant qu’amateur de rugby, on adorerait vivre avec lui mais qui dans un livre manque de réflexion et de punch.

Devoir d’inventaire – Dans les coulisses d’une branlée historique de Philippe SAINT-ANDRÉ : 18,50 € – Éditions Robert Laffont – www.laffont.fr

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