Comment marchent les philosophes

La marche. Au premier abord, ce concept est simple, tant à comprendre qu’à effectuer. Et pourtant, si l’on regarde de plus près, le terme est bien plus complexe que cela. Tout d’abord, la simple action de marcher, d’aller vers l’avant, de poser un pied devant soi puis l’autre peut prendre des tournures différentes. Par exemple, on dit de l’enfant qu’il marche lorsqu’il fait quelques pas. On dit d’un blessé ou d’une personne âgée qu’il marche, remarche ou marche toujours lorsqu’il arrive à se déplacer. Mais pour l’adulte, on dit qu’il marche lorsqu’il pratique la randonnée ou le trek. Pourquoi ? On utilise aussi le terme de « marcher » comme synonyme d’« aller de l’avant » ou de « fonctionner ». On dit que « l’histoire marche » comme « la voiture marche ». Dans tous les cas, on retrouve le processus d’avancer, d’aller vers l’avant. Est-ce ce qui a poussé les philosophes à marcher ?

D’Aristote à Nietzsche, de Rousseau à Bouddha, de nombreux philosophes, ou penseurs, ont marché et écrit sur la marche. Pour découvrir le monde, pour s’aérer… se servant de l’extérieur comme d’un bureau, ou faisant les cent pas dans un gymnase. Bouger pour imaginer. Marcher pour penser. Roger-Pol Droit, dans son ouvrage Comment marchent les philosophes, se penche sur les liens qui unissent les philosophes au principe de « marche ». Peut-on dire comment une personne pense en voyant comment elle marche ? Comment marchent les philosophes ? Et la marche influence-t-elle la pensée ? « La marche humaine a quitté la posture animale, la vie à quatre pattes, pour se dresser, se mettre debout et avancer sur deux pieds. La pensée philosophique, elle aussi, constitue une manière de se dresser, de cesser de regarder au ras du sol, de cheminer debout. Que peut bien signifier “penser debout” ? »

Comment marchent les philosophes de Roger-Pol : 19,50 €

Éditions Paulsen – www.editionspaulsen.com 

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