RENCONTRE: Les secrets « sportifs » de Valérie Trierweiler

Valérie Trierweiler

Née le 16 février 1965 à Angers, Valérie Trierweiler est une journaliste politique française et animatrice de télévision. Entre 2005 et 2014, elle partage sa vie avec l’ancien président de la République François Hollande. Le grand public connaît moins en revanche sa carrière de sportive… amateur évidemment.

Par Muriel Hatem.

Depuis quelques années, Valérie Trierweiler renoue avec le sport. Après une aventure sur le raid des Alizées, elle participe, en 2018, au Finland Trophy. Cette femme à la vie bien remplie nous raconte sa carrière sportive.

Êtes-vous quelqu’un de sportif?

Depuis quatre mois, oui! Après quasiment un an sans sport, pendant l’écriture de mon livre « Le secret d’Adèle », je faisais travailler uniquement mes doigts sur le clavier de mon ordinateur. Et puis, j’ai été embarquée dans l’aventure du Finland Trophy, alors je m’y suis remise. J’avais d’abord dit « non », car je me sentais totalement incapable de relever ce défi. Et puis avec ma collègue et amie Paola, nous avons constitué une équipe Match. Paola est marathonienne, elle a très bon niveau. Cela m’a motivé.

Jeune, aviez-vous un sport de prédilection ?

Oui, j’ai fait de la natation et un peu de compétition, mais je n’avais pas l’esprit compétitif. En réalité, je rêvais de ballet nautique. Cela n’existait pas à Angers, la ville où je vivais. Mes parents m’avaient convaincue qu’il fallait d’abord savoir bien nager. Alors à neuf et dix ans, j’allais à l’entraînement deux soirs par semaines, jusqu’à 22 heures. Il me reste en mémoire le « 400 mètres quatre nages » et le chocolat chaud de la machine en sortant les cheveux mouillés. J’ai gardé un goût particulier pour la natation. Je m’y suis remise à certains moments de ma vie durant lesquels j’effectuais deux kilomètres par jour.

Que vous apporte le sport au quotidien dans votre vie ?

Un équilibre bien sûr ! Quand on peut commencer sa journée par une séance de sport, le reste de la journée est déjà gagné. On vit ensuite les choses beaucoup plus sereinement. Et puis, le sport m’aide à retrouver la ligne et à la conserver. Aujourd’hui, j’ai envie de pratiquer davantage. Je veux devenir endurante. Ne plus m’essouffler ! Progresser !

Finland Trophy

Vous avez participé, au début de l’année 2018, au Finland Trophy en Laponie. Pouvez-vous nous présenter cette compétition ?

Il s’agit d’une compétition hors-norme car elle se double d’une aventure incroyable au milieu d’un paysage féérique. Elle se déroule sur trois jours d’épreuves avec plusieurs disciplines : la course dans la neige, le fat-bike, les raquettes, le ski de fond et un parcours du combattant. Enfin de la combattante plutôt ! Je n’avais rien fait de tout cela jusqu’alors. Le nombre d’équipes est limité à cinquante. Nous étions donc seulement cent femmes de tout âge, cela a permis une vraie cohésion.

Seize kilomètres de Fatbike et de course à pied à moins vingt-trois degrés a été l’épreuve la plus éprouvante…

Oui ça l’était ! Il faisait vraiment froid, mais avec un froid pareil, vous ne vous posez pas de question, vous avancez, vous n’avez pas le choix. Vous ne pouvez pas non plus, vous dire « je fais une pause ». Ou s’asseoir ? Impossible dans la neige ! Je suis tombée plusieurs fois mais je me suis relevée… Il y aussi eu des moments magiques, le départ en vélo sur la rivière gelée a été extraordinaire. J’ai adoré et… souffert aussi.

Comment vous êtes-vous préparée ?

Je me suis entraînée, mais pas dans les conditions de la Laponie, c’est certain ! J’ai commencé par des cours de gymnastique suédoise qui peut être assez intense. Puis tout simplement en me réinscrivant dans une salle de sport à côté de chez moi. J’y suis allée tous les jours ou presque pendant quatre mois. J’ai alterné le cardio et le renforcement musculaire. C’est très motivant de sentir ses progrès. Et je continue.

Comment avez-vous géré ces températures extrêmes ?

D’abord par un bon équipement. Il y a des choses sur lesquelles, il ne faut pas plaisanter. La marque Rossignol m’avait fourni un équipement, puis Odlo a complété. Enfin, j’avais des chaussures top fournies également par la marque La Sportiva. J’ai respecté la règle des trois couches, même si parfois j’ai l’air de ressembler à un bibendum. Je n’ai quasiment pas souffert du froid. Enfin, le deuxième jour, j’ai tout de même mis plus d’une heure à me réchauffer. L’une des participantes médecins est venue m’aider à me réchauffer les extrémités, j’étais tout de même pas loin de l’hypothermie.

Vous n’êtes pas une sportive de haut niveau mais vous êtes arrivée au bout de cette aventure grâce à votre mental d’acier. Où trouvez-vous cette force ?

C’est un ensemble de facteurs. Paola d’abord, ma coéquipière m’a vraiment soutenue. J’ai beaucoup souffert lors des derniers tiers, je me suis parfois accrochée à elle. Elle a su m’encourager aussi. Ensuite, j’ai c’est vrai, une certaine fierté et je n’aurai abandonné pour rien au monde. Lorsque je me suis sentie à bout de force, je suis allée chercher au fond de moi. Je me suis encouragée moi-même à voix haute. Et pendant un long moment, j’ai répété, à voix haute encore, le prénom de mes amis malades. Et j’ai redoublé d’énergie à ce moment-là.

AD2E7621B

Votre coach alimentaire, Bénédicte Le Panse est déjà intervenue dans SantéSportMagazine. Pouvez-vous nous expliquer les grandes lignes de votre rééquilibrage alimentaire ?

C’est simple, cela consiste à manger davantage ! Elle réintroduit des aliments que nous avons tendance à supprimer quand nous voulons perdre du poids. Avec elle, il n’y a pas de frustration, elle calcule le besoin des apports au fil de la journée. Grâce à elle, je mange du chocolat tous les jours et je peux encore faire la fête avec mes amis. Et j’ai perdu dix kilos depuis qu’elle m’a reprise en main.

Ceci a-t-il contribué à votre réussite ?

Oui bien sûr, j’étais plus légère et plus en forme. J’étais mieux dans mon corps.

Après la chaleur écrasante du raid des Alyzée et le froid polaire de Laponie, quel sera votre prochain projet sportif ?

Il y aura le raid défi d’Elles, à Arcachon, du 8 au 10 juin. Puis, la Croatie en octobre qui s’annonce aussi comme un raid extraordinaire. Nous serons logées sur des bateaux avec des épreuves diverses dans différentes îles. Ces raids sont organisés par Christelle Gauzet et Thierry Jacob qui ont lancé le Finland Trophy. Et toujours pour la prévention du cancer du sein et l’association Keep a breast.

Pour toutes nos lectrices qui hésitent à se lancer sur un défi sportif car elles redoutent de ne pas y arriver, quel message pourriez-vous leur glisser à l’oreille ?

Qu’elles fassent comme moi. Un peu d’entrainement et de motivation ! Mais surtout, je voudrai leur dire que j’ai vécu lors du Finland Trophy l’un des évènements les plus forts de ma vie. Et pourtant il me semblait avoir vécu pas mal de choses… Le dépassement de soi est une chose tellement intéressante à vivre. Puiser en soi a une valeur inestimable. Et j’ai vécu une aventure humaine que je n’oublierai jamais. J’ai noué en Laponie des amitiés fortes avec des filles supers. Nous sommes un petit groupe à nous revoir régulièrement. Il y aura dans ma vie, un avant et un après Finland trophy.

Comments are closed.