NE DÉLAISSEZ PAS LA RÉCUPÉRATION

Champion du monde du 400 m haies en 1997, Stéphane DIAGANA n’a pas raccroché les « baskets ». Régulièrement sur la ligne de départ pour des marathons, semi ou autres courses, il s’initie aujourd’hui au triathlon. Parmi ses différentes casquettes, il est aussi coach, spécialisé en récupération, pour Sportéus de Lactel.

Propos recueillis par Gaëtan LEFÈVRE.

 Ne delaissez pas la recuperation - SanteSportMagazine 34

Stéphane DIAGANA est un athlète engagé et notamment dans le sport-santé comme l’atteste son projet « Campus Diagana Sport Santé ». L’interlocuteur idéal pour nous parler de la récupération.

Comment abordez-vous le concept de récupération ?

L’étape de récupération consiste à ce que l’organisme se reconstruise suite aux charges de travail encaissées pendant les séances d’entraînement et les compétitions. Chez un athlète professionnel, la récupération doit se faire à la fois vite – puisque les entraînements sont très rapprochés – et bien. J’ai, durant ma carrière, porté beaucoup d’importance à cet aspect de l’entraînement. Une mauvaise récupération peut anéantir une partie des efforts fournis par l’athlète. Pire, elle peut provoquer des situations de fatigue intense, de surentraînement et ainsi majorer le risque de blessure… et je vous assure que même en mettant toutes les chances de votre côté, ce n’est pas facile d’y échapper à haut niveau. La récupération doit s’intégrer au programme d’entraînement puisqu’une nouvelle séance est envisagée uniquement lorsque l’organisme a digéré a minima la précédente. Le message est clair : plus le corps récupère vite, plus l’organisme se restaure rapidement et plus l’on progresse.

La récupération doit-elle être la même chez les amateurs dont le volume et l’intensité des entraînements sont plus faibles ?

La récupération s’adapte évidemment à la charge de travail. Mais elle commence par une bonne hygiène de vie. Et, face à cela, les sportifs amateurs et professionnels sont égaux. Si l’alimentation et l’hydratation ne sont pas adaptées, si le sommeil est médiocre, le risque de blessure est tout aussi grand. L’athlète, quel qu’il soit, ne doit pas créer un décalage entre les besoins de son organisme et ce qu’il lui fournit.

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De plus, les sportifs n’ont pas les mêmes suivis que les athlètes Professionnels.

Tout à fait, ils doivent d’autant plus faire attention à eux. Quel amateur a le luxe de s’offrir une sieste en pleine journée ? Les contraintes et impératifs des amateurs sont parfois plus importants. Ces derniers doivent déjà caler leurs entraînements dans leur planning. Ils n’ont pas toujours le temps pour y ajouter les phases de récupération. Manger sur le pouce, s’entraîner après une journée de travail de dix heures, etc. ne sont pas toujours les conditions idéales. Les enjeux ne sont pas les mêmes, mais on se confronte alors aux mêmes problèmes que les sportifs de haut niveau.

Quel serait donc votre conseil pour nos lecteurs ?

Les trois clés de voûte de la récupération sont : l’hydratation, la nutrition et le sommeil. Pour bien agir sur les deux premiers, voici cinq des aliments intéressants à consommer après le sport : l’eau pour la réhydratation ; le lait écrémé ou demi-écrémé, même aromatisé pour les apports en protéines, glucides, minéraux et eau ; le fromage blanc et la faisselle 0 % qui combine la réhydratation et les apports protéiniques et minéraux ; les fruits pour leurs apports en glucides, minéraux et eau ; mais aussi les fruits secs riches en glucides et en minéraux.

Stéphane DIAGANA répond à vos questions sur lactel.fr/sportéus.

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